Exposition "Harun Farocki. Images contre elles-mêmes", 2017 © Centre Pompidou / Photo : Hervé Véronèse

LES CINÉMAS : LES RENDEZ-VOUS

Film et cinéma expérimental

Le service du cinéma expérimental du Musée organise tout au long de l’année des séances hebdomadaires proposant un aperçu de la collection des œuvres cinématographiques du Musée (Jordan Belson, Peter Hutton, Dziga Vertov), des nouvelles acquisitions et s’ouvrant également à la création contemporaine (Elizabeth Price, Érik Bullot, Lewis Klahr).

Il propose également des cycles en salle, où ont été présentés entre autres, Horizon russe (conçu en collaboration avec « Chroniques russes »), Peter Kubelka : Une histoire du cinéma (cycle de projections et de conférences. Projection monumentale organisée dans le Forum-1 du Centre Pompidou), la rétrospective Thom Andersen et la première édition de Pour une histoire de l’art projetée (conçu dans le cadre d’un partenariat avec le LABEX CAP). 

En lien avec la programmation des expositions : le cycle Horizon russe présenté à l’occasion de l’exposition « Kollektsia ! Art contemporain en URSS et en Russie. 1950-2000 » ; Walker Evans. Le cinéma face à la crise, en rapport avec l’exposition « Walker Evans » ; David Hockney : A Bigger Splash en lien avec l’exposition « David Hockney. Rétrospective » ; et le colloque Dziga Vertov. Le ciné-œil de la révolution, programmation en complément de l’exposition « Kollektsia ! Art contemporain en URSS et en Russie. 1950-2000 ». Des collaborations entre départements de collection et autres pôles de programmations ont été mises en place comme Pour une histoire de l’art projetée en collaboration avec la Bibliothèque Kandinsky.

Le service du cinéma expérimental du Musée a présenté dans le cadre de la conférence « Sensibility and the Senses. Media, Bodies, Practices » organisée par le European Network for Cinema and Media Studies (NECS) à Paris, deux séances et conférences en présence des artistes Lewis Klahr et Elizabeth Price.

L’année 2017 a également été marquée par la présentation du projet Pour une histoire de l’art projetée, conçu en partenariat avec le Labex CAP, du 3 au 5 novembre 2017 au Centre Pompidou, puis du 10 au 12 janvier 2018 à Venise au Palazzo Grassi (associé au projet). 


In Vivo et Link

Ces deux cycles sont programmés depuis 2011 à partir des œuvres de la collection du Centre Pompidou. In Vivo est consacré aux pratiques performatives et invite un artiste à s’exprimer sur son travail et/ou à montrer une action. Link, bâti autour des notions de filiation et d’héritage, invite deux artistes de générations différentes à confronter leurs processus de création à travers la parole et l’image. 
En 2017, In Vivo et Link ont fait intervenir Hamish Fulton, Fabrice Hyber, Éric Madeleine, Alice Anderson, Charlemagne Palestine, Hervé Télémaque et François Boisrond.
 

Prospectif Cinéma

Le cycle Prospectif Cinéma met en lumière la production cinématographique d’artistes de la jeune génération française et internationale. Il offre une occasion inédite de suivre l’actualité de l’art la plus contemporaine et de comprendre la variété des enjeux de l’histoire de l’art en train de se faire. La présence des artistes et les débats avec le public font les spécificités de ce cycle. 
En 2017, le public a pu découvrir les œuvres des artistes français Hoël Duret et Randa Maroufi, de l’artiste irlandais Duncan Campbell et de la Coréenne Minouk Lim. Des séances thématiques, telles que « Performing Dramas » programmées par Yung Ma, conservateur au Centre Pompidou et dédiées à la jeune création chinoise en mai et juin 2017, une séance dédiée au cosmisme mettant en dialogue le Russe Anton Vidokle et le Français Vincent Ceraudo programmée par Alicia Knock et Mara Ambrozic, ainsi que la séance « Écosystème(s) » programmée par Albertine de Galbert en octobre et dédiée à la jeune scène colombienne dans le cadre de l’Année France-Colombie, ont mis en perspective des préoccupations actuelles des artistes.


Vidéo et après 

Le cycle Vidéo et après a invité en 2017, aussi bien de grandes figures historiques – John Sanborn, Don Foresta – que des artistes appartenant à une génération plus jeune, parmi lesquels Marwa Arsanios, dont l’œuvre Have You Ever Killed a Bear or Becoming Jamila vient d’entrer en collection, et Christodoulos Panayiotou, qui a présenté sa performance Dying on Stage avec le danseur Jean Capeille. En lien avec l’exposition qui lui a été consacrée, Éric Baudelaire est venu présenter son film L’Anabase. Par ailleurs, Omer Fast a montré son œuvre vidéo stéréoscopique August (2017), pour laquelle un dispositif de projection en trois dimensions a été mis en place. 
La notion de nouveaux médias a été mise en question par l’invitation de deux historiennes, commissaires et critiques, Laurence Rassel – membre fondateur de Constant/Association pour l’Art et les Médias – et Filipa Ramos, maître de conférences à l’université de Kingston (Londres) et co-commissaire de la plateforme d’exposition en ligne « V-Drome ». Par ailleurs, Vidéo et après a accueilli le théoricien des médias Mark Hansen, dans le cadre de la conférence « Sensibility and the Senses. Media, Bodies, Practices » organisée par le European Network for Cinema and Media Studies (NECS) à Paris. En fin d’année, une séance-hommage à Jean-Christophe Averty a eu lieu en Grande salle, en collaboration avec Anne-Marie Duguet, directrice du laboratoire Arts et médias de l’université Paris1-Panthéon-Sorbonne et l’INA. 

Jean-Christophe Averty travaille. © INA / Photo : L. JoyeuxJean-Christophe Averty travaille. © INA / Photo : L. Joyeux

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