Lee Mingwei ; Manifestation Move. Danse, performance, image en mouvement; 2-26 juin 2017 ; Forum du Centre Pompidou. © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Photo : H. Véronèse

4. DE NOUVEAUX PROJETS ET UNE PLURIDISCIPLINARITÉ PLUS AFFIRMÉE

En 2017, le Centre Pompidou a présenté de nouveaux projets ouvrant la voie à de nouvelles formes d’expression pluridisciplinaires. De l’exploration des pratiques artistiques enracinées dans la recherche et le partage de savoirs au croisement de la prospective et des nouvelles technologies, des expositions à voir et à écouter aux littératures hors du livre, le Centre Pompidou a offert au public une programmation irriguant tous les champs de la création.

 

#MUSÉE EN ŒUVRE(S)
LE NOUVEAU PARCOURS DES COLLECTIONS CONTEMPORAINES

Niveau 4 du Musée
Commissaire : Bernard Blistène
20 septembre 2017 – 31 décembre 2018

Sur le modèle de la présentation des collections modernes du niveau 5, ce nouvel accrochage, au travers de salles monographiques et thématiques, invite le public à appréhender et à comprendre les moments de la création de ces quarante dernières années. Cette nouvelle présentation propose une lecture de la collection par séquences historiques en alternant œuvres phares et artistes aux préoccupations communes. De la fin des années 1960 à aujourd’hui, se déploient de grandes installations qui rythment le parcours : du Jardin d’hiver de Jean Dubuffet (1968-1970) au Magasin de Ben de Ben (1958-1973), du Salon d’Agam (1972-1974) à la Salle blanche de Marcel Broodthaers (1975), de Tell me de Guy de Cointet (1979) à Rubble de Monika Sosnowska (2008), de Plight de Joseph Beuys (1985) au Dream Passage With Four Corridors de Bruce Nauman (1984), de Precious Liquids de Louise Bourgeois (1992) à Das Figur-Grund Problem… de Reinhard Mucha (1985), d’Auditorium de Franz West (1992) au Poetics Project de Tony Oursler et Mike Kelley (1977-1997). Une attention particulière est également portée à la scène française, toutes disciplines confondues. 
Ce nouveau parcours coïncide avec l’achèvement du nouvel escalier qui relie les deux étages du Musée, offrant ainsi au visiteur un parcours naturel et vivant à travers l’art du 20e et 21e siècle.

Ben, Le magasin de Ben, 1958-1973, Matériaux divers, 402 x 446 x 596 cm.  © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Photo : P. Migeat  / Dist. RMN-GP © Adagp, Paris, 2018
Ben, Le magasin de Ben, 1958-1973, Matériaux divers, 402 x 446 x 596 cm. © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Photo : P. Migeat / Dist. RMN-GP © Adagp, Paris, 2018#
Agam, Salon Agam, 1972-1974, Laine, bois, transacryl, aluminium, peinture, dispositifs lumineux, métal, plexiglas, 470 x 548 x 622 cm. © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Photo : J. Hyde  / Dist. RMN-GP © Adagp, Paris, 2018
Agam, Salon Agam, 1972-1974, Laine, bois, transacryl, aluminium, peinture, dispositifs lumineux, métal, plexiglas, 470 x 548 x 622 cm. © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Photo : J. Hyde / Dist. RMN-GP © Adagp, Paris, 2018#
Monika Sosnowska, Rubble, 2008, Placoplâtre, bois, peinture, 23 x 560 x 900 cm. © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Photo : G. Meguerditchian / Dist. RMN-GP © Monika Sosnowska
Monika Sosnowska, Rubble, 2008, Placoplâtre, bois, peinture, 23 x 560 x 900 cm. © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Photo : G. Meguerditchian / Dist. RMN-GP © Monika Sosnowska#
Guy de Cointet, Tell me, 1979 / 1980, gouache sur carton et sur bois, porcelaine, tabac, textile, impression offset sur papier.  © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Photo : P. Migeat  / Dist. RMN-GP © Guy de Cointet Society / Air de Paris, Paris
Guy de Cointet, Tell me, 1979 / 1980, gouache sur carton et sur bois, porcelaine, tabac, textile, impression offset sur papier. © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Photo : P. Migeat / Dist. RMN-GP © Guy de Cointet Society / Air de Paris, Paris#
Joseph Beuys, Plight, 1985, Feutre, laine, bois verni, métal, bois peint, verre, mercure, 310 x 890 x 1813 cm. © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Photo : G. Meguerditchian / Dist. RMN-GP © Adagp, Paris, 2018
Joseph Beuys, Plight, 1985, Feutre, laine, bois verni, métal, bois peint, verre, mercure, 310 x 890 x 1813 cm. © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Photo : G. Meguerditchian / Dist. RMN-GP © Adagp, Paris, 2018#
Bruce Nauman, Dream Passage With Four Corridors [Passage onirique en quatre couloirs], 1984, Panneaux, tubes fluorescents, 2 tables et 4 chaises en acier, 283 × 1241 × 1241 cm. © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Dist. RMN-GP © Adagp, Paris, 2018
Bruce Nauman, Dream Passage With Four Corridors [Passage onirique en quatre couloirs], 1984, Panneaux, tubes fluorescents, 2 tables et 4 chaises en acier, 283 × 1241 × 1241 cm. © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Dist. RMN-GP © Adagp, Paris, 2018#
Louise Bourgeois, Precious Liquids, 1992, Bois de cèdre, métal, verre, caoutchouc, tissu, broderies, eau, albâtre, électricité, 427 cm x 442 cm. © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Photo : P. Migeat / Dist. RMN-GP © Louise Bourgeois Trust / Adagp, Paris, 2018
Louise Bourgeois, Precious Liquids, 1992, Bois de cèdre, métal, verre, caoutchouc, tissu, broderies, eau, albâtre, électricité, 427 cm x 442 cm. © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Photo : P. Migeat / Dist. RMN-GP © Louise Bourgeois Trust / Adagp, Paris, 2018#
Louise Bourgeois, Precious Liquids, 1992, Bois de cèdre, métal, verre, caoutchouc, tissu, broderies, eau, albâtre, électricité, 427 cm x 442 cm. © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Photo : P. Migeat / Dist. RMN-GP © Louise Bourgeois Trust / Adagp, Paris, 2018
Louise Bourgeois, Precious Liquids, 1992, Bois de cèdre, métal, verre, caoutchouc, tissu, broderies, eau, albâtre, électricité, 427 cm x 442 cm. © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Photo : P. Migeat / Dist. RMN-GP © Louise Bourgeois Trust / Adagp, Paris, 2018#
Mike Kelley, Tony Oursler, The Poetics Project, 1977-1997, © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Dist. RMN-GP © Tony Oursler © The Mike Kelley Foundation for the Arts / Kelley Studio
Mike Kelley, Tony Oursler, The Poetics Project, 1977-1997, © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Dist. RMN-GP © Tony Oursler © The Mike Kelley Foundation for the Arts / Kelley Studio#
 

#COSMOPOLIS
LA NOUVELLE PLATEFORME BIENNALE AUTOUR DE LA RECHERCHE ET DU COSMOPOLITISME

Cosmopolis #1 Collective intelligence
Galerie 3
Commissaire : Kathryn Weir
Commissaires associées : Ilaria Conti, Caroline Ferreira, Charlène Dinhut, Ellie Buttrose
18 octobre – 18 décembre 2017

Le Centre Pompidou a présenté la première édition de la manifestation « Cosmopolis », une plateforme inédite d’exploration des pratiques artistiques enracinées dans la recherche et le partage de savoirs, nourries du dialogue qu’elles engagent avec les enjeux sociaux, urbains et politiques de notre temps.

« Cosmopolis #1 » met en lumière les pratiques collaboratives et les collectifs d’artistes, en particulier sur les scènes artistiques d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine.

Cette exposition aux formes plastiques variées a présenté projections, installations et créations. En son cœur, un dispositif vivant proposait des interactions avec le public. Des temps forts ont rythmé cette proposition avec plus de quatre-vingts événements publics : discussions, conférences, lectures, débats et performances.

Afin de cibler un public toujours plus large, un site web dessiné par un collectif d’artistes a été créé permettant ainsi la retransmission en ligne de la plupart des programmes et offrant la possibilité à six mille internautes étrangers de se joindre virtuellement aux évènements.

La question du cosmopolitisme est centrale, dessinant la figure de l’artiste comme navigateur entre savoirs situés et frontières des connaissances culturelles, producteur de nouveaux savoirs. Dans le contexte de l’accélération des mobilités, des migrations, des contacts culturels, ces artistes citoyens expérimentent des modes d’engagement avec la différence et ouvrent des espaces d’imagination cosmopolites. La manifestation a partagé avec le public recherches, micro-résidences, événements discursifs, expositions et publications et donné plus de visibilité aux nouvelles géographies de l’art contemporain et aux pratiques artistiques fondées sur la recherche, enracinées dans un contexte local connecté à un plus vaste réseau international et concernées par des questions de traduction culturelle. Les micro-résidences de deux semaines à un mois à la Cité Internationale des Arts offraient aux artistes la possibilité de concevoir une œuvre ou un dispositif, produit et présenté dans « Cosmopolis ».
Le collectif vietnamien Art Labor invitait le visiteur dans son « café hamac » pour déguster un café filtre à la vietnamienne en écho à la culture du robusta qui s’étend sur les terres ancestrales du peuple jarai. Dans cet espace d’échanges, une vidéo retraçait les étapes du cycle de la vie et de la mort dans la cosmologie jarai, en juxtaposition avec une réflexion sur les plantations et l’agriculture industrielle introduites par les colons français. Le collectif indonésien Ruangrupa proposait un « parasitage » du Centre Pompidou : à l’aide de matériaux récupérés des expositions précédentes, il a ainsi réalisé une structure abritant une bibliothèque et un centre de ressources.
PorEstosDías, jeune collectif de Medellín en Colombie, présentait son projet « La Faltante », création d’édition artisanale et collective. Les sept « Faltantes » existantes étaient exposées et deux nouveaux numéros ont été produits au cours d’ateliers menés au sein de « Cosmopolis ».
Chimurenga, projet de recherches et d’édition collaboratif d’Afrique du Sud, présentait un événement discursif et éditorial à La Colonie, lieu de débats et de convivialité ouvert depuis un an par l’artiste Kader Attia, où se déroulaient aussi expositions, discussions et performances.
Cette première édition a bénéficié de collaborations très précieuses, notamment de la Fondation Mao Jihong, de la Cité internationale des Arts, de la Saison croisée France-Colombie et des Ateliers Médicis.

46 508
visiteurs
 861
par jour

 

#MUTATIONS / CRÉATIONS
EXPLORER LA CRÉATION AU CROISEMENT DE LA PROSPECTIVE ET DES NOUVELLES TECHNOLOGIES

Galerie 3
Commissaires : Marie-Ange Brayer et Olivier Zeitoun (Mnam/Cci); Frank Madlener et Hugues Vinet (Ircam)
12 avril 2017 - 3 juillet 2017

En 2017, le Centre Pompidou a présenté une nouvelle manifestation, intitulée « Mutations / Créations », réalisée par le Mnam/Cci, en collaboration avec l’Ircam.
Cette manifestation résolument tournée vers la prospective et l’interaction des technologies numériques avec la création avait pour objectif d’élargir l’exploration d’un territoire partagé entre art, innovation et science. Transversale, aux croisements des disciplines, mêlant recherche, arts et ingénierie, elle a convoqué, pour sa première édition, la musique, le design et l’architecture à travers deux expositions – « Imprimer le monde » et « Ross Lovegrove » –, un forum Art/innovation intitulé « Vertigo » initié par l’Ircam, ainsi que des journées d’étude et rencontres. La première édition, autour du thème des « Formes du digital », s’est ouverte avec l’exposition « Imprimer le monde », en collaboration avec l’Ircam. Entre spéculations et expérimentations concrètes, les technologies numériques de l’impression 3D ont engagé une nouvelle révolution industrielle, susceptible d’infléchir notre présent. Quel est le nouveau statut de l’œuvre et de l’auteur à l’ère de l’automatisation de l’acte créatif et de la co-création au sein des plates-formes open source ? Cette exposition collective a rassemblé une nouvelle génération d’artistes, designers et architectes qui recourent aux mêmes outils de conception numérique et se sont emparés des technologies de l’impression 3D. 

Parallèlement, s’est tenue une exposition inédite consacrée à l’œuvre du designer britannique Ross Lovegrove, montrant comment ce designer avait instauré un nouveau dialogue entre nature et technologie, où convergent arts et sciences. Ross Lovegrove fut l’un des premiers à prendre en compte, dès les années 1990, les mutations digitales pour interroger une nouvelle économie des matériaux et des formes. Cette exposition soulignait la nouvelle place du design à l’ère post-industrielle, à l’heure d’un glissement du mécanique vers le biologique. 
Le catalogue et les journées d’étude autour de l’exposition « Imprimer le monde » se sont inscrits à ce titre dans le cadre universitaire du laboratoire d’excellence « Création, arts, patrimoines ».

178 130
visiteurs
 2 458
par jour

Imprimer le monde :

Heather Dewey-Hagborg : Stranger Visions, Portraits and samples from New York, 2012. Photo : © Heather Dewey-Hagborg - © Centre Pompidou, direction de la communication et des partenariats, conception graphique : Ch. Beneyton, 2017
Heather Dewey-Hagborg : Stranger Visions, Portraits and samples from New York, 2012. Photo : © Heather Dewey-Hagborg - © Centre Pompidou, direction de la communication et des partenariats, conception graphique : Ch. Beneyton, 2017

Ross Lovegrove :

Une collaboration intense de l’Ircam autour de la manifestation « Mutations /  Créations »

Deux installations sonores 3D dans l’exposition « Imprimer le monde »
Les installations produites par l’Ircam pour l’exposition « Imprimer le monde » réalisaient la simulation en 3D de l’espace sonore. Dans Disenchanted Island, Olga Neuwirth et le vidéaste Tal Rosner entraînaient virtuellement le visiteur-spectateur dans l’église San Lorenzo, à Venise. Par le procédé de convolution 3D, l’empreinte sonore de l’église vénitienne était transférée dans l’espace même du musée et le visiteur était invité à le tester. 

Pour Jardin d’Éden, les jeunes artistes Raphaël Thibault et Hyun-Hwa Cho avaient imaginé une installation immersive, sous la forme d’une double projection vidéo, de sculptures réalisées en impression 3D et d’un panorama sonore et musical. 

Première édition du Forum art-innovation « Vertigo » initié par l’Ircam
15 – 18 mars 2017 
Cinéma 2

Avec pour thématique l’espace simulé et les formes du digital, ce Forum international a réuni au Centre Pompidou artistes, designers, architectes, ingénieurs, scientifiques et entrepreneurs venus partager avec un public de professionnels, d’étudiants et d’amateurs les logiques innovantes de conception et de production qui traversent leurs ateliers et leurs laboratoires ainsi que les nouveaux objets et fictions artistiques, en lien avec les technologies numériques et le design de rupture. 
Trois journées d’échanges : « Architecture et conception 3D », « Simulation et réalité virtuelle » et « Makers, design et morphogénèse », ainsi que deux rencontres grand public entre la compositrice Olga Neuwirth et l’architecte Greg Lynn, le neurobiologiste Alain Prochiantz et le mathématicien Alain Connes, ont jalonné cette première édition de ce Forum dédié à l’art et à l’innovation.
En soirée, des concerts et spectacles (de Guy Cassiers, Tarek Atoui…) intégrant les technologies sonores de l’Ircam sont venus compléter cette programmation.

« Mutations / Créations » a également été l’occasion de lancer le nouveau projet européen H2020 Vertigo. Coordonné par l’Ircam, ce projet prévoit quarante-cinq résidences artistiques sur trois ans en lien avec des projets de recherche et de développement dans le champ des technologies de l’information et de la communication.

Première édition du Forum art-innovation « Vertigo » initié par l’Ircam. © Centre Pompidou / Photo H. Véronèse

Première édition du Forum art-innovation « Vertigo » initié par l’Ircam. © Centre Pompidou / Photo H. Véronèse

Musée, niveau 5
Commissaire : Nicolas Liucci-Goutnikov
4 mai 2017 – 1er avril 2018

Ce nouveau chemin de traverse qui serpentait entre les grandes figures et les mouvements fondateurs de l’art moderne empruntait son titre à l’ouvrage éponyme de Paul Claudel, publié en 1946, dans lequel l’écrivain se livrait à une « écoute » de plusieurs tableaux, dont La Ronde de nuit de Rembrandt ou L’Indifférent de Watteau. En effet, une fois par an, jalonnant le parcours des collections du Centre Pompidou, une nouvelle séquence d’expositions-dossiers propose au visiteur une relecture de l’histoire de l’art du 20e siècle à travers un thème. De traverses en vitrines, de vitrines en salles, ces espaces d’étude et de recherche, qui émaillent la visite, permettent d’éclairer les différents aspects de l’histoire de l’art moderne. Après une séquence consacrée aux « Passeurs », ces historiens, critiques d’art et amateurs éclairés qui ont tant contribué à son écriture, après « Politiques de l’art » qui a souligné l’engagement des artistes en faveur des grandes idéologies du 20e siècle, le Musée a mis en exergue quelques-uns des liens qui ont uni musique et arts plastiques, de 1905 jusqu’au milieu des années 1960. Le visiteur du Musée était ainsi invité à goûter par l’œil et par l’oreille à l’ambiance des « soirées parisiennes » qui ont fasciné artistes et musiciens modernes ou encore au ballet, qui permettait aux créateurs d’unir leurs forces, rêvant de l’œuvre d’art totale. En complément, de juin à septembre 2017, le Cinéma du Musée ainsi que l’Espace nouveaux médias ont proposé une programmation accompagnant « L’œil écoute ». La sélection des films et des vidéos portait notamment sur l’apparition du son au cinéma, la synesthésie, la performance, l’interprétation et le vidéo-clip.

Un dispositif spécifique de médiation culturelle pour accompagner « L’œil écoute »

Dans le cadre de l’accrochage « L’œil écoute », le pôle médiation écrite et orale de la direction des publics a mis en place plusieurs dispositifs complémentaires pour faire vivre cette exposition. Une édition spéciale du dépliant d’aide à la visite des collections modernes (niveau 5) a été créée afin de compléter les textes de salle et cartels développés pour chaque exposition. Des visites guidées et en particulier quatre sessions du cycle de conférences « Face aux œuvres » ont permis de mettre en valeur ce parcours auprès des visiteurs du Centre Pompidou. L’application du Centre Pompidou a également servi de relais à cette nouvelle exposition-dossier. En partenariat avec l’Ircam, Matthias Pintscher, compositeur allemand, a proposé une playlist établissant un pont entre des extraits musicaux et des œuvres de la collection moderne. 
Enfin, la programmation de la troisième Soirée sonore - évènement biannuel autour du son – a également été conçue autour de l’exposition, en partenariat avec Arte Radio.

 

#EXTRA !
LE FESTIVAL DES LITTÉRATURES HORS DU LIVRE
UNE COLLABORATION INÉDITE AVEC LA BPI

Forum -1 et Petite salle
Commissaires : Jean-Max Colard pour le festival Extra ! et le prix littéraire (Centre Pompidou), Martine Grelle pour 40 ans/40 romans (Bpi)
6-10 septembre 2017

Le Centre Pompidou a mis la littérature à l’honneur en créant plusieurs événements autour de la rentrée littéraire 2017 : le festival Extra !, consacré aux littératures hors du livre, et un nouveau prix littéraire soutenu par la Fondazione Bonotto. 
Doté d’une forte spécificité dans le paysage culturel, désireux de célébrer toutes les formes extra-livresques que prend aujourd’hui la création littéraire, le festival Extra ! a trouvé d’emblée son public et sa place. Organisé en septembre pour entrer en résonance avec l’événement phare qu’est la rentrée littéraire, Extra ! s’est déroulé dans le Forum -1 autour d’une scénographie de l’artiste Martine Aballéa, qui a composé un jardin extérieur idéal pour ce nouveau salon de la vie littéraire. Lectures, performances, club de lecteurs, discussions théoriques et expositions ont permis d’aborder la littérature comme une discipline de l’art contemporain à part entière, en relation avec les autres domaines de la création. Ce festival a attesté de la situation contemporaine de la littérature, qui n’hésite pas à sortir de son champ et de ses formes conventionnelles. Les nombreux partenaires du festival, tant privés, tels la Fondazione Bonotto pour le soutien du prix Bernard Heidsieck/Centre Pompidou ou la Fondation Jan Michalski, que publics (universités, la Maison des écrivains et de la littérature, l’Institut mémoires de l'édition contemporaine), et les nombreux échos faits dans la presse ont témoigné de la bonne réception et du succès de ce nouveau festival.
Trois prix ont été remis à cette occasion : le prix d’honneur au poète John Giorno, le prix 2017 à la poétesse et performeuse Caroline Bergvall et la mention spéciale Fondazione Bonotto au poète visuel Lamberto Pignotti.

La Bpi s’est aussi mobilisée au travers de la création de la manifestation « 40 ans/40 romans » et a consacré une première exposition à l’écrivain Jean Echenoz intitulée « Roman, rotor, stator ». Avec ce nouveau rendez-vous, le Centre Pompidou a voulu mettre en lumière les formes variées que prend aujourd'hui la littérature affranchie du livre.

Festival Extra ! Lectures, rencontres, performances ; 6-10 septembre 2017 ; Forum -1 du Centre Pompidou. © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Photo : H. Véronèse
Festival Extra ! Lectures, rencontres, performances ; 6-10 septembre 2017 ; Forum -1 du Centre Pompidou. © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Photo : H. Véronèse
 

#MOVE
DANSE, PERFORMANCE, IMAGE EN MOUVEMENT

Forum, Forum -1, salles de cinéma, piazza et autour du Centre Pompidou
Commissaires : Kathryn Weir, Caroline Ferreira, Serge Laurent
2 – 26 juin 2017 (avec une parade organisée le 2 juillet)

MOVE est une nouvelle manifestation annuelle proposée par le département du développement culturel. Elle souhaite ouvrir un espace et un temps où se tissent de nouveaux liens entre la danse, la performance et l’image en mouvement et offrir une programmation prospective, aux croisements des disciplines, qui témoigne des rencontres entre les arts. Pour ce premier rendez-vous thématique, la danse contemporaine offrant souvent un nouveau rôle à la figure de l’amateur, le Centre Pompidou avait choisi de questionner la place de l’amateur, du public et de sa participation à l’œuvre.
Pour donner corps à ce thème, deux installations-performances, l’une de Marinella Senatore et l’autre de Lee Mingwei, présentées en continu et une exposition d’œuvres vidéo « Hips Don’t Lie » autour des artistes offrant aujourd’hui une relecture de la pratique de la danse du ventre, composaient cette programmation qui accueillait aussi Vidéodanse au cœur de son projet.
« The School of Narrative Dance » de Marinella Senatore, école nomade et inclusive, a ainsi proposé quarante-quatre ateliers gratuits auxquels ont participé cinq cents visiteurs, parmi lesquels des publics éloignés de la culture grâce à la collaboration avec des associations spécialisées. 
Contemplative et d’une grande beauté plastique, « Our Labyrinth » de l’artiste taïwanais Lee Mingwei plongeait les visiteurs au cœur d’un ballet poétique rappelant un rituel méditatif. Enfin, Vidéodanse mettait les créations de Lucinda Childs et Maguy Marin à l’honneur ainsi qu’une programmation spécifique autour de la figure de l’amateur.

Manifestation Move. Danse, performance, image en mouvement; 2-26 juin 2017 ; Forum -1 du Centre Pompidou. © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Photo : H. Véronèse
Manifestation Move. Danse, performance, image en mouvement; 2-26 juin 2017 ; Forum -1 du Centre Pompidou. © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Photo : H. Véronèse
 

#L’INVITÉ DE LA PAROLE
PHILIPPE ARTIÈRES ET SES ARCHIVES POPULAIRES

Au sein du département du développement culturel, le service de la Parole a proposé pour la première année à une personnalité intellectuelle de l’accompagner tout au long de sa programmation annuelle. En 2017, c’est l’historien Philippe Artières, premier invité, qui a ouvert cette nouvelle voie, et a imaginé « le bureau des Archives populaires du Centre Pompidou », un projet résolument tourné vers le public et les personnels de l’établissement. Installé physiquement dans le Forum, de janvier à mars, Philippe Artières a recueilli auprès de nombreux visiteurs un souvenir, une émotion, un document qui ont peu à peu dessiné une collection sensible, faite de fichiers numériques, d'enregistrements sonores, de feuilles de papiers ou encore de photographies. Ces archives « sauvages » et inédites au Centre Pompidou ont ensuite fait l’objet d’un inventaire et de plusieurs formes de restitution, accessibles notamment sur le site web du Centre Pompidou.

Le Bureau des Archives populaires du Centre Pompidou ; 20 janvier 2017 ; Forum du Centre Pompidou. © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Photo : H. Véronèse
Le Bureau des Archives populaires du Centre Pompidou ; 20 janvier 2017 ; Forum du Centre Pompidou. © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Photo : H. Véronèse